Publications d'Henri Perrier


Le nouveau site du Cercle Richard Wagner - Lyon se devait de réserver une place d’honneur à celui qui fut, avec son épouse, Chantal, son fondateur. Véritable âme « wagnérienne » du Cercle lyonnais depuis plus de 30 ans, il peut légitimement s'enorgueillir d’avoir contribué au rayonnement de notre association, qui est arrivée à un niveau de qualité assez exceptionnel sur le plan éditorial par son engagement pour cette cause - ce peut en être une, en effet... - d’une part et par ses recherches très sérieuses dignes des wagnérologues les plus émérites d’autre part. En effet, Henri Perrier, qui a été pendant longtemps responsable au sein du Richard Wagner Verband International (membre du Comité et vice-président), est un infatigable et intarissable explorateur de l’œuvre wagnérienne puisque « fût-il en apparence futile, aucun sujet ne l’est plus dès lors qu’il concerne Richard Wagner ». Il a ainsi publié - outre sa magistrale géo-biographie Les rendez-vous wagnériens (Lausanne, La Tramontane, 1981) - nombre de monographies d’une profonde érudition et écrite dans un style alerte et plein d’humour, sans compter les innombrables contributions au Wagneriana Acta. Ces opus méritaient de revoir le jour. En voici les fac-similés!


Dans les « Rendez-vous wagnériens », j'avais prévu un chapitre de plus qui se serait intitulé « la Bohême » et qui aurait naturellement trouvé sa place entre Bayreuth et Dresde.

L'accroc qui avait alors empêché mon déplacement en Tchécoslovaquie ayant été réparé depuis, je n'ai pas résisté à la tentation de mon imagination excitée par les descriptions que Wagner avait faites de ce pays de rêve.

Mais, il arrive parfois en ce bas monde que le contact avec la réalité soit la cause de déceptions. Alors, bien vite, l'art subtil du souvenir, s’il est aidé par l'amour ou la sympathie, se met au travail pour nous faire apparaître d'autres rêves. Rêves, qui comme des rayons sublimes, s'enfoncent dans l'âme pour y peindre une image éternelle... (non, non, vous ne rêvezpas, cette chanson, vous l'avez déjà entendue!)

Le résultat de ma modeste exploration bohémienne de ces rêves et de ces réalités de temps et d'espace ennemis, est ce petit opuscule. Il est égayé par les illustrations d'une artiste que j'aime et que je ne paie pas cher et qui se joint à moi pour solliciter votre indulgence.

Henri Perrier. Lyon, 1981.

Un jour de 1981, un bon et cher professeur qui connaissait ma passion Pour Wagner, me proposa d'écrire un article pour la rubrique culturelle d'une revue de sciences vétérinaires qu'il dirigeait. Je n'hésitai pas longtemps et lui proposai comme sujet: « Les chiens de Wagner ». Un heureux hasard m'avait permis d'écouter à la télévision un auteur, dont je n'ai pas retenu le nom, qui parlait de son ouvrage, « Les chats de Céline ». Evidemment mon imagination avait fait tilt. A la recherche de documentation, quelle ne fut pas ma surprise de lire dans la grande biographie de Glasenapp que Wagner, parlant de continuer la dictée de son autobiographie, se proposait par boutade de la clore par un chapitre supplémentaire sur l'histoire de ses chiens.

Ainsi, je me trouvais dans la situation extraordinaire d'être la continuateur de l'œuvre de Richard Wagner! Pour une bien petite part certes, mais tout de même un véritable continuateur. Cette perspective démesurée aurait pu paralyser ma chétive plume; tout au contraire, elle se mit à folâtrer avec l'innocence d'un ...chien fidèle (que je me devais naturellement d'assaisonner d'une pointe de cynisme!).

Du texte de la revue, on tira un livret pour nos amis et les membres du Cercle lyonnais. L'article fut ensuite traduit en allemand et publié par la Société Richard Wagner de Graz. Plus tard, les deux articles furent offerts aux participants du Congrès International de Lyon en 1991. A cette occasion, les wagnériens de Barcelone me demandèrent la permission d'en faire la traduction en espagnol pour leur revue, ce que j'acceptais à condition d'en profiter pour revoir et augmenter la version originelle.

Il m'a semblé utile (compte tenu de l'importance du sujet!) de faire connaître cette nouvelle version aux lecteurs de langue française.

Henri Perrier. Lyon 1992.

Dans « Les Rendez-vous wagnériens », parus en1981, je présentais une géobiographie où chaque chapitre relatait la vie de Richard Wagner dans une ville ou dans une région en décrivant les lieux où il avait séjourné pour proposer au lecteur une sorte d'itinéraire de pèlerinage.

Reprenant la même idée, j'ai présenté aux séminaires du Cercle Richard Wagner de Lyon, entre 1982 et1992, une série de causeries ayant comme sujet chaque fois une œuvre. Outre un rappel biographique de la genèse de l'œuvre, j'y mentionnais les demeures où Wagner l'avait écrite; mais je signalais en outre des paysages ou des monuments correspondant à un décor naturel ou évoquant tel épisode ou tel personnage. Certains de ces décors sont historiquement véridiques mais parfois décevants, d'autres sont seulement plausibles pour une mise en scène fictive, à la fois chimérique et concrète.

Ces textes, rassemblés dans le présent opuscule et classés du Hollandais à Parsifal, ont été revus, corrigés et complétés.

Délibérément, j'ai choisi de m'adresser aux wagnériens avertis et passionnés. Délibérément aussi, je n'ai pas voulu flécher trop précisément les itinéraires pour leur laisser un peu des tracas de la recherche et beaucoup du plaisir de la découverte.

Je leur souhaite un bon voyage, non seulement dans leur fauteuil, mais aussi «insitu» aux quatre coins de l'Europe, pour essayer de reconstituer dans le magasin de leur théâtre imaginaire ce «Wagnerland» que Louis II de Bavière aurait sans doute rêvé d'édifier en collaborant avec Walt Disney et pourquoi pas avec la participation du Maître lui-même qui se serait peut-être laissé fléchir par les perspectives d'un contrat mirobolant!

Henri Perrier. Lyon, 1995.

Fût-il en apparence futile, aucun sujet ne l’est plus dès lors qu’il concerne Richard Wagner. Il en est ainsi du vin, merveilleux et subtil breuvage où l’adage dit que la vérité se tient. Une vérité est que Wagner aimait le vin, sans doute, moins en connaisseur émérite que plus banalement en consommateur avisé, y recherchant et y trouvant, outre d’éventuels bienfaits hygiéniques, l’apaisement et le réconfort dans le délice et l’euphorie.

Certes en bon allemand, il affectionnait la bière, sans doute avait-il une inclination particulière pour les euix minérales dont il ne doutait guère des admirables propriétés curatives, il n’en reste pas moins que le vin était pour lui, comme une bonne partie des humains (les plus raisonnables), le symbole matérialisé et manifeste de l’élan vital, le breuvage qui réchauffe le cœur, ravit les sens et exalte l’imagination, qui, blanc ou rouge, fait voir la vie en rose en chassant lamorne grisaille ou le noir chagrin.

Henri Perrier, février 2002.




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