BibliothèqueTEXTES RARES OU INEDITS

L'OR DU RHIN DE RICHARD WAGNER. Texte de Franz Liszt.Traduction inédite.

Infatigable promoteur de l’œuvre de son ami Richard Wagner, Franz Liszt fit paraître en 1851 un ouvrage rédigé en français reprenant son analyse de Lohengrin dont il avait dirigé la création l’année précédente et à laquelle il avait ajouté une étude sur Tannhäuser. Ces textes avaient auparavant été publiés dans le Journal des Débats. En 1853, il voulut compléter son travail par un long commentaire sur le Vaisseau fantôme, lui-aussi écrit en français mais qui finalement ne parut qu’en traductions morcelées dans divers journaux allemands. On doit à Nicolas Dufetel d’avoir réuni ces trois études lisztiennes dans un livre paru sous le titre « Trois opéras de Richard Wagner considérés de leur point de vue musical et poétique ». Mais il restait un quatrième article de Liste consacré à une œuvre de son ami, à savoir Das Rheingold qui, publié en allemand dans le Neue Zeitschrift für Musik le 1er janvier 1855, n’avait jamais fait l’objet d’une traduction complète en langue française. Il est vrai qu’il s’agit bien plutôt d’une annonce amicalement publicitaire que de l’analyse méthodique d’une œuvre dont la composition musicale venait d’être terminée.

L'Or du Rhin de Richard Wagner. Traduction inédite par Françoise DERRE.



Le Hollandais volant. Première esquisse en prose (Paris, 1840).

A Paris, en mai 1840, Richard Wagner rédige une esquisse en prose en français d’un opéra en un acte imaginé comme « lever de rideau », intitulé « Le Hollandais volant ». Il fait parvenir ce scénario au librettiste Eugène Scribe afin d’obtenir son soutien, en vain… Ce texte est ensuite transmis au directeur de l’Opéra de Paris, Léon Pillet, mais celui-ci ne souhaite pas lui passer commande de la partition. Aussi, le 2 juillet 1841, Wagner, désargenté se décide à céder à la direction de l’Opéra, pour cinq cents francs, ce synopsis, qui sera dans un second temps adapté et versifié par Paul Foucher et Benedict-Henri Revoil, puis mis en musique par le compositeur Pierre-Louis Dietsch. Cet opéra fantastique en deux actes intitulé « Le Vaisseau fantôme, ou le Maudit des mers » connaîtra à partir du 19 novembre 1842 onze représentations avant de disparaître définitivement de l’affiche en janvier 1843 (il faudra attendre 2013 pour redécouvrir grâce à l’initiative de Marc Minkowski cette œuvre oubliée). Richard Wagner écrira sa propre version du sujet sous le titre « Der Fliegende Holländer ». Cet opéra, achevé le 19 novembre 1841, sera représentée à Dresde le 2 janvier 1843. Voici reproduit ce premier projet en prose écrit dans un français approximatif (et pour lequel nous avons respecté l’orthographe originelle) résumant le futur livret de l’œuvre de Wagner, « Le Hollandais volant ». Ce texte avait été reproduit par Julien Tiersot dans son ouvrage Lettres françaises de Richard Wagner (Grasset, 1935). Mais, entachée d’erreurs et d’omissions, cette esquisse a été de nouveau publiée en 1993 par Bernd LAROCHE, d’après le manuscrit original (Der Fliegende Holländer. Wirkung und Wandlung eines Motivs Heinrich Heine - Richard Wagner - Edward Fitzball - Paul Foucher und Henry Revoil / Pierre-Louis Dietsch. (Frankfurt am Main, Peter Lang, 1993, pages 71 à 74). Elle a ensuite été reproduite par Peter Anthony Bloom dans son article intitulé « Le sort du Fliegende Holländer en France : Le Hollandais Volant de Wagner et le Vaisseau fantôme de Dietsch ». (In : Musique et Médiation. Le métier, l’instrument, l’oreille, sous la direction d’Hugues Dufourt et Joël-Marie Fauquet. Paris, Klincksieck, 1994, pp. 107-109)

Pascal Bouteldja

Le Hollandais volant (nom d’un fantôme de mer). Première esquisse en prose en langue française pour l’opéra « Le Hollandais volant » (Paris, 1840)



Parzifal. Esquisse en prose (1865).

En août 1865, répondant à une demande pressante de Louis II de Bavière, Wagner rédigea en quatre jours une esquisse en prose détaillée du drame qu'il projetait de réaliser sur Parzival. Qu'il ait fait ce travail en si peu de temps est la preuve qu’il avait déjà en tête une idée bien nette du sujet. Huit ans plus tôt, à Zurich, il en avait conçu une brève ébauche qui n'a pas été conservée. Ce n'est que douze ans plus tard, en 1877, que le Maître écrira une troisième version en prose, précédant de très peu la rédaction définitive du poème. Entre temps, il eut plusieurs fois l'occasion défaire la lecture, à sa femme et à ses amis, du texte qu'il avait écrit pour le roi. Il l'avait consigné dans son carnet de notes et de confidences, « Le Livre Brun » (Richard Wagner, Das Braune Buch. Zurich, Atlantis Verlag, 1975, pages 53-70). Pour notre travail, nous nous sommes basé sur ce texte original en reprenant l'ancienne traduction de Jacques-Gabriel Prod'homme (Richard Wagner, Mes œuvres. Paris, Corréa. 1942, pages 279-314), mais en la complétant et en la révisant entièrement. Tout en maintenant la plus grande fidélité, nous nous sommes attachés à donner au texte une tournure plus adaptée à la lecture orale. Cette esquisse montre des différences notables par rapport au poème définitif de Parsifal. En particulier, le rôle qu'y joue la Sainte Lance y est beaucoup plus restreint : en effet elle ne semble pas avoir appartenu au domaine du Graal, Anfortas ne s'en est pas servi pour aller combattre Klingsor et celui-ci s'en est rendu maître d'une façon qui n'est pas spécifiée. En revanche, elle apporte d'utiles précisions par exemple sur le caractère étrange de Kundry, présenté de manière détaillée et plus clairement intelligible que dans le poème lui-même

Henri Perrier

Parzifal. Esquisse en prose (1865)



« WAGNER ET HABENECK ».

François-Antoine Habeneck fut le fondateur du premier véritable orchestre symphonique, indépendant de l’opéra et destiné aux concerts, celui de la « Société des concerts du Conservatoire », et aujourd’hui Orchestre de Paris. Cette importante personnalité du domaine musical de la première moitié du XIXème siècle fut le chef d’orchestre de l’Académie royale de musique, c’est-à-dire l’Opéra jusqu’en 1846 ; il dirigea les premières d’ouvrages majeurs tels que La Muette de Portici, Guillaume Tell, Robert le Diable, La Juive ou Les Huguenots. Son chemin croisa bien sûr celui du jeune Wagner, tentant, de 1849 à 1842, de faire fortune dans la capitale mondiale de l’art lyrique de l’époque : Habeneck fut un des seuls à prêter attention aux recommandations qu'avait données Meyerbeer à Wagner. Il l’invita également aux répétitions de la 9ème symphonie de Beethoven à la Société des concerts. Il fit aussi exécuter en répétition son ouverture Christophe Colomb. Comme Habeneck était aussi le chef d'orchestre très influent de l'Opéra, c'est à lui que Wagner demanda conseil pour savoir comment proposer à l'Opéra une œuvre de sa composition. Plus tard, le compositeur parlera avec louange dans son essai sur la direction d’orchestre du chef français et n’hésita pas qualifier son orchestre de « meilleur orchestre du monde » !

François Bronner, est un mathématicien, passionné tant de musique que de littérature (il est vice-président de l’Association des Amis de Stendhal). Il a publié en 2011 La Schiassetti, Jacquemont, Rossini, Stendhal… Une saison au Théâtre-Italien (1824-1826) [Hermann, 2011] et une biographie passionnante dédiée à François-Antoine Habeneck (1781-1849) [Hermann, 2015], prix des Muses de la Fondation Singer-Polignac. Cette conférence a été prononcée lors de notre journée à Grenoble du samedi 11 juin 2016, dans l'appartement natal de Stendhal.

« Wagner et Habeneck » par François Bronner (conférence du samedi 11 juin 2016)



BibliothèqueCONFERENCES A L'OPERA DE LYON

Quelques conférences présentées par le Cercle.

Si vous êtes intéréssés par ces textes, n'hésitez pas à les télécharger.

Les représentations de Lohengrin (2006), Siegfried (2007), Tristan et Isolde (2011) et Parsifal (2012) à l'Opéra de Lyon ont été l'occasion pour notre association de proposer au public plusieurs mini-conférences, écrites par ses propres membres. En voici les textes :

AUTOUR DE LOHENGRIN (2006)
AUTOUR DE SIEGFRIED (2007)
AUTOUR DE TRISTAN ET ISOLDE (2011)
AUTOUR DE PARSIFAL (2012)

BibliothèqueCONFERENCES A LA BIBLIOTHEQUE DE LYON

Mini-conférences présentées par le Cercle Richard Wagner de Lyon à la Bibliothèque municipale de Lyon Part-Dieu le samedi 19 Mars 2011, dans le cadre de la journée « Tannhäuser et la France » en commémoration du 150ème anniversaire de la création de Tannhäuser à l’Opéra de Paris.


Le 13 mars 1861, la représentation de l’opéra de Richard Wagner provoqua un immense scandale mais aussi des manifestations enthousiastes qui ont marqué les débuts de l’histoire du wagnérisme en France. Pascal Bouteldja rappelle les circonstances dans lesquelles l’œuvre fut présentée au public parisien et la « bataille de Tannhäuser » qui s’ensuivit.

... "Tannhäuser à Paris en 1861, par Pascal Bouteldja" ...



Marc Adenot évoque les Minnesänger, personnages ayant eu une existence historique réelle et que Wagner fait intervenir dans sa pièce.

... "L’art des Minnesänger, par Marc Adenot" ...



Bernard Reydellet expose le dualisme entre le monde païen représenté par la déesse vénus et le monde chrétien de la Vierge Marie et de la pieuse Elisabeth.

... "Vénus et Marie : deux aspects de l’éternel féminin, par Bernard Reydellet" ...



Enfin, puisque par coïncidence 2011 marquait aussi un autre anniversaire, celui des dernières représentations de Tannhäuser données à l’Opéra de Lyon en février 1871 (il y avait donc 40 ans !), jacques Barioz revient sur le passé glorieux de notre ville.

... "Tannhäuser à Lyon, par Jacques Barioz" ...



BibliothèqueQUELQUES CONFERENCES MARQUANTES

LE TOUR DE FRANCE DU CHEVALIER LOHENGRIN, PAR MICHAL PIOTR MROZOWICKI

Le texte que nous reproduisons ici est celui de la conférence prononcée le 26 avril 2015, par le professeur Michal Piotr Mrozowicki, brillant universitaire, auteurs de nombreux travaux sur Wagner et d’une étude impressionnante sur la réception de Richard Wagner en France.

... "Le Tour de France du chevalier Lohengrin" ...



Wagner et l'esprit de la révolution, par Paul-André Gaillard.

Le texte que nous reproduisons ici est celui d’une conférence prononcée par Paul-André Gaillard (1922-1992), chef des chœurs du Grand Théâtre de Genève, très fervent admirateur et connaisseur érudit de l’œuvre wagnérienne, pour le cercle Romand Richard Wagner, le 15 octobre 1989 qui a été ensuite publié par le Cercle Richard Wagner – Lyon en novembre 1990. Quelques semaines avant la chute du mur de Berlin, ses vues avaient quelque chose de prophétique. Par leur sincérité et leur pénétration, elles demeurent véridiques et atemporelles.

... "Wagner et l'esprit de la révolution" ...



Approche symbolique de la Tétralogie de l'Anneau du Nibelung, par Bernard Reydellet (16 février 2013)

Conférence réalisée le 16 Février 2013 à la Bibliothèque de la Part-Dieu - Lyon.

... "Approche symbolique de la Tétralogie de l'Anneau du Nibelung" ...



BibliothèqueTEXTES DIVERS

Nous vous proposons également d'autres textes, témoignages importants de nos diverses manifestations

 
 


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DIVERS










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