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EVENEMENT 2019

Prochaine manifestation

Samedi 25 avril à 15h00

Conférence de Mathieu Schneider

« Wagner et la direction d'orchestre »


Hôtel Sofitel Lyon-Bellecour

20 quai Dr Gailleton 69002 Lyon

    DATE SUSCEPTIBLE D'ÊTRE ANNULEE

    • Si Wagner n’a pas été le premier chef d’orchestre, dont le rôle a été depuis longtemps confié à un instrumentiste (le Konzertmeister dans la tradition allemande), puis à un musicien dédié à cette seule tâche (le Kapellmeister dans la tradition allemande), il est en revanche parmi les tout premiers à avoir inventé le concept de « direction d’orchestre » (dirigieren en allemand). Cela tient tout d’abord à son intense activité de chef dans les années 1830, années durant lesquelles il a accumulé la connaissance d’un répertoire orchestral immense, couvrant les domaines de la musique allemande, italienne et française. Son poste de Kapellmeister à Dresde dans les années 1840 ne fera que confirmer et affirmer cette pratique. La prise de conscience du rôle du chef d’orchestre, qui n’était plus seulement de coordonner l’orchestre et les entrées des musiciens, mais qui devenait sous l’impulsion du romantisme musical, celui de donner à l’orchestre sa juste expression, intervint en 1846, lors de l’interprétation à Dresde de la 9ème Symphonie de Beethoven, qui posait tant des problèmes logistiques que musicaux. Dans les années 1850, la théorisation du drame musical obligea Wagner à revoir de fond en comble les principes de l’orchestration, en partant notamment des avancées de Berlioz et de Liszt. C’est ce nouveau contexte, d’un orchestre de plus en plus polyphonique et éclaté et doté d’un vrai pouvoir expressif et signifiant, qui décida Wagner à publier un ouvrage sur la direction d’orchestre, intitulé Über das Dirigieren, en 1869. La conférence partira de cet écrit pour mettre en lumière les modifications profondes du métier qui eurent lieu à cette époque, que Wagner a accompagnées et qu’il a lui-même mises en œuvre.

    • Mathieu Schneider est maître de conférences en musicologie à l’Université de Strasbourg et vice-président de cette université. Spécialiste du romantisme, auteur de nombreux articles scientifiques et collaborateur régulier de plusieurs maisons d’opéra, il a assuré le commissariat de l’exposition « Wagner vu de France » et la réalisation du beau catalogue de cette exposition. En janvier 2016, il a publié une monographie intitulée La Suisse comme utopie dans la musique romantique pour laquelle le Cercle l’avait reçu en octobre 2016. Il a de nouveau l’invité du Cercle en janvier 2017. .

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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