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EVENEMENT 2017

Prochaine manifestation

Mardi 27 février à 19h00

Goethe-Institut de Lyon


Récital pour piano d'Alain Jacquon

    Alain Jacquon interprèta une sonate de Richard Wagner (1813-1883) très rarement jouée, la sonate pour piano pour l’album de madame M.W. en la bémol Majeur, probablement l’une des meilleures compositions de Wagner pour le piano ainsi qu’un florilège généreux des transcriptions que Franz Liszt (1811-1886) a réalisées d’après certains passages emblématiques des œuvres de son ami.

    Dans l’immense catalogue des œuvres musicales de Franz Liszt, près de la moitié sont des transcriptions, des réminiscences et des paraphrases d'œuvres de compositeurs dont il « goûtait le beau et le grand ». Richard Wagner y occupe une place à part, en raison du rôle capital que Liszt joua dans la vie du compositeur allemand par son admiration et son amitié pour le réformateur encore incompris et son action personnelle incessante pour répandre ses œuvres. Les quatorze transcriptions des opéras de Wagner que Franz Liszt a écrites entre 1848 et 1885 se caractérisent par leur extrême variété. Certaines sont de pures paraphrases de concert comme celles sur Tannhäuser ou les quatre pièces sur Lohengrin. D'autres sont des fantaisies reprenant les thèmes de l'œuvre pour brillamment les articuler. Mais toutes ont un dénominateur commun : la restitution par le piano des couleurs et de la sonorité de l’orchestre. La remarquable ouverture de Tannhäuser ne perd ainsi rien en grandeur et en emphase sur le piano, et la Mort d’Isolde est une autre réussite totale.


    Alain Jacquon est souvent présenté comme un coloriste du piano. Ses interprétations mettent en avant les variétés de timbre de l’instrument, dans la plus grande fidélité au texte musical. Depuis plusieurs années, il occupe une place originale sur la scène classique. Ses concerts sont des moments de rencontre, de partage et de découverte où alternent grand répertoire et œuvres rares. Alain Jacquon joue en France et en Europe, en Asie, aux Etats-unis, en Afrique du Sud. Régulièrement invité dans le cadre du Newport Music Festival aux Etats-Unis, où il a été invité à donner en 2004 la création mondiale d'un Prélude inédit de Frédéric Chopin. Il a également donné des récitals à New York, Boston, à la "National Gallery » à Washington. Curieux de la découverte de l’immense répertoire pianistique, Alain Jacquon a enregistré pour les labels Timpani, Maguelone et Arion un nombre important d'œuvres françaises inédites ; ces enregistrements ont largement été récompensé par la critique : Grand Prix du disque de l’Académie Charles Cros, Diapasons d’or, Choc du Monde de la Musique. Alain Jacquon anime régulièrement en France et à l’étranger des Master classes de piano et a été invité comme membre du jury du Concours International Marguerite Long à Paris en 2001. Titulaire des certificats d'aptitude aux fonctions de professeur de piano et de directeur de conservatoire, Alain Jacquon dirige depuis 2009 le Conservatoire à Rayonnement Régional de Lyon et depuis 2011 l'Académie internationale d'été de Fourvière. Il y enseigne le piano et la musique de chambre et assure la direction de l’orchestre symphonique des étudiants. Alain Jacquon a obtenu au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris huit Premiers Prix dans différentes disciplines. Il a été récompensé dans de nombreux concours internationaux de piano : Prix du Concours international Marguerite Long en 1981, du concours de l'UNISA à Pretoria, du concours Viotti, du concours Pozzoli, du concours Busoni. Également chef d'orchestre et compositeur, il écrit régulièrement des musiques pour la scène et est membre de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques).

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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