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EVENEMENT 2017

Prochaine manifestation

Samedi 28 octobre à 10h00 et 15h00

"Richard Wagner et sa réception en France (1839-1914)" par Michal Mrozowicki

"Bernard Shaw : parfait wagnérien?" par Georges Liébert

Bibliothèque municipale de Lyon Part-Dieu (Salle des Conférences)

    L’étiquette ironique « le musicien de l’avenir » et le contexte politique de l’époque ont largement influencé l’attitude négative du public français à l’égard des d’ouvrages de Wagner Après sa mort, un changement radical s’est produit grâce notamment au rôle joué par la Revue Wagnérienne entrainant les mélomanes, les critiques et les musiciens pour aboutir à la reconnaissance et au triomphe de son œuvre. Le conférencier reviendra sur les événements marquants de la vie wagnérienne d’alors, des batailles autour des représentations de Lohengrin jusqu’à la première tant attendue de Parsifal en janvier 1914

    Michal Piotr Mrozowicki, professeur de littérature française à l’Université de Gdansk, est l’auteur d’un cycle gigantesque sur la réception de Richard Wagner en France. Après le premier volume « Le Musicien de l’avenir » publié en Pologne en 2013, il a fait paraître « Du ressentiment à l’enthousiasme – 1883-1893 » édité en deux tomes par la maison lyonnaise Symétrie en 2016. Une troisième partie « La belle époque wagnérienne » est en cours d'écriture. En hommage à la qualité et à l’ampleur de ses travaux, Michal Piotr Mrozowicki a été fait membre d’honneur par le Cercle richard Wagner – Lyon.

    Connu du grand public grâce à Pygmalion et surtout par sa version cinématographique My Fair Lady, l’irlandais Bernard Shaw (1856-1950) est apprécié des wagnériens pour son essai « The Perfect Wagnerite », une analyse très personnelle de la tétralogie qui a exercé une influence majeure sur la perception de l’œuvre et de son interprétation par les metteurs en scènes modernes. Cet essai, d’une verve humoristique brillante, témoigne d’une familiarité profonde avec la musique mais aussi d’un jugement lucide sur la teneur intellectuelle et philosophique du Ring. Pourtant Shaw, puritain pessimiste et socialiste, a fait grief à Wagner d’avoir abandonné ses idéaux révolutionnaires pour céder à la « panacée de l’amour » et d’être retombé dans les conventions du genre opéra avec le Crépuscule des Dieux. En somme Shaw, en excellent critique qu’il était, ne s’est pas montré un adepte inconditionnel, au risque de paraître pour un « imparfait wagnérien »

    Georges Liébert, hommes de lettres, directeur de collections dans plusieurs grandes maisons d’éditions, a été aussi Maître de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et producteur d’émissions de radio. Passionné de musique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages (L'art du chef d'orchestre, Ni empereur ni roi, chef d’orchestre, Nietzsche et la musique) et a présenté et annoté la nouvelle édition de la correspondance présentateur et annotateur de la Correspondance Liszt-Wagner (2013).

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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