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EVENEMENT 2019

Prochaine manifestation

Vendredi 8 février à 19h00

« Wagner et berlioz : le choc de Titans »

Concert - lecture


Goethe Institut de Lyon

18 rue François Dauphin 69002 Lyon

    150ème anniversaire de la mort d’Hector Berlioz dans le cadre des « Commémorations nationales du Ministère de la Culture »

      Berlioz est au romantisme français ce que Wagner (de dix ans son cadet) est au drame germanique. Même si leurs carrières et leurs choix esthétiques diffèrent, les deux hommes sont fils spirituels de Beethoven. Les deux artistes, se heurtant aux incompréhensions de leurs contemporains, sont aussi deux rivaux qui se jaugent et se confrontent. Aussi leur relation est-elle parfois électrique et toujours profondément ambivalente. Ce concert-lecture, conçu par Emmanuel Reibel et illustré au piano par Nobuyoshi Shima, imagine la lettre que Franz Liszt - leur ami commun - écrit à un journaliste qui lui demande, à la mort de Berlioz, de raconter l'histoire de leurs relations. Cette lettre fictive permettra grâce à divers témoignages, lettres et articles des deux artistes de retracer la trajectoire de leurs rencontres et de leurs frictions, depuis Paris jusqu’à Londres, où un séjour fameux qui les réunit au mois de juin 1855. Au programme des œuvres de Berlioz et de Wagner transcrites par Liszt. Ce dernier servit souvent de médiateur entre les deux compositeurs, de sorte que c’est peut-être grâce à lui que Berlioz et Wagner trouvèrent le point d’équilibre, comme l’illustre cette lettre de Wagner à Liszt du 22 mai 1860 : « J’en suis arrivé́ à cette conclusion qu’aujourd’hui nous formons une triade exclusive de tout autre élément, parce que nous sommes tous les trois pareils ; cette triade se compose de toi, de lui et de moi. »

      Nobuyoshi Shima, piano
      Né à Hokkaïdo du Japon, il a commencé l’étude du piano à l’âge de quatre ans et a étudié la composition à l’Université des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo. Il se perfectionne au piano dans la classe d’accompagnement au CNSMD de Lyon et obtient son diplôme d’études supérieures musicales d’accompagnement en 2007. Actuellement, Nobuyoshi Shima est compositeur, accompagnateur de la classe de chant au CNSMD de Lyon, directeur musical au Pôle Lyrique d’Excellence de Cécile de Boever et chef de chant au Centre de la Voix Rhône-Alpes.

      Emmanuel REIBEL, lecteur
      Ancien élève de l’École normale supérieure et du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il est professeur à l'Université Lumière Lyon 2 et membre de l'Institut Universitaire de France. Il a notamment publié L’Écriture de la critique musicale au temps de Berlioz (Champion, 2005), Faust, la musique au défi du mythe (Fayard, 2008), Comment la musique est devenue romantique (Fayard, 2013), Nature et Musique (Fayard, 2016). Il a également préfacé la nouvelle édition de « A travers chants » de Berlioz (Symétrie, 2013).

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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