OSEZ L'AVENTURE WAGNERIENNE

NOS PARTENAIRES

L'ACTUALITE WAGNERIENNE



Voir toutes les actualités Wagnerienne.

EVENEMENT 2016

Prochaine manifestation

Dimanche 22 janvier à 15h00

Hôtel Sofitel Lyon-Bellecour

Conférence de Mathieu Schneider

Du Nibelheim au Walhalla

Représentation et dignité du minéral dans l’univers wagnérien, des Mines de Falun au Crépuscule des Dieux

    Le regard porté par les compositeurs sur la nature les a plutôt amenés à s’intéresser aux êtres animés (oiseaux, animaux…) qu’aux choses inanimées (végétaux, minéraux). Toutefois, sous la double impulsion de la philosophie de la nature allemande et de la révolution industrielle, le minéral – tant celui que l’on extrait de la mine que celui que l’on transforme dans les forges industrielles – a été fortement revalorisé au début du XIXème siècle. En témoignent notamment les deux ouvrages-clés de Novalis et Hoffmann, respectivement Heinrich von Ofterdingenet Les Mines de Falun, qui ont jeté les bases d’une symbolique du minéral à l’époque romantique. Richard Wagner y a été particulièrement sensible dans son œuvre. Les motifs de la mine et de la forge sont investis d’une fonction symbolique particulière dès son esquisse d’opéra sur Les Mines de Falun qui traduisent la manière dont il a reçu l’héritage des écrivains romantiques. Ils sont ensuite réemployés d’une manière bien plus systématique et bien plus signifiante dans la Tétralogie, dans le livret bien sûr, mais surtout dans la musique. La forme-même des quatre volets de L’Anneau du Nibelung est tributaire de cette pensée du minéral, et ce à plusieurs niveaux : dans la généalogie des leitmotive, dans l’écriture orchestrale et dans le sens profond de la musique. C’est donc à un voyage dans le labyrinthe de l’antre wagnérien – au fin fond de la mine d’Alberich ou de celle d’Elis – que vous convie cette conférence.

    Mathieu Schneider est maître de conférences en musicologie à l’Université de Strasbourg et vice-président de cette université. Spécialiste du Romantisme, auteur de nombreux articles scientifiques et collaborateur régulier de plusieurs maisons d’opéra, il a soutenu en 2005 sa thèse de doctorat sur l’évolution des formes symphoniques chez Mahler et Strauss, puis son habilitation à diriger des recherches en 2015 sur l’utopie suisse sans la musique romantique, travail publié en 2016 chez Hermann et dans lequel il propose une nouvelle lecture de grands ouvrages liés à la Suisse chez Rossini, Liszt et Wagner. Il a par ailleurs assuré, en 2013, le commissariat de l’exposition « Wagner vu de France ». Il a été l’invité du Cercle en octobre dernier pour la présentation de « L’Utopie suisse dans la musique romantique ».

Si vous êtes intéressé, vous pouvez nous écrire dans la rubrique Contact


Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



PRESENTATION






MANIFESTATIONS







DOCUMENTATIONS











DIVERS










Wagneriana acta


Espace membre