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EVENEMENT 2017

Prochaine manifestation

Samedi 11 mars

Bibliothèque municipale de la Part-Dieu

Journée Wagner - Strauss

Deux conférences de Jean-Jacques Velly

    A 10h00: « Strauss, interprète de Wagner »


    Après avoir été un adepte de la musique de Brahms, Richard Strauss s’est « converti » à la musique wagnérienne dès 1886, devant par la suite l’un des principaux représentants du courant de la « Musique de l’avenir ». Devenu chef d’orchestre, cette influence très forte le poussera à diriger fréquemment les ouvrages de Wagner, notamment à Weimar au début des années 1890 où, fort des conseils de Cosima, il tenta de respecter le plus rigoureusement possibles les idées du compositeur. Il dirigea également à Bayreuth, après y avoir été assistant. Tout au long de sa carrière, la direction des opéras de Wagner sur les plus grandes scènes mondiales a enrichi son propre langage musical.


    A 15h00: « De Tristan à Elektra : l’itinéraire de la modernité »

    En 1857-1859, dans Tristan et Isolde, Wagner avait mis en place les nouvelles règles théorisées dans Opéra et Drame afin de rendre au genre lyrique toute la dimension dramatique qui, selon lui, avait disparu de l’opéra à son époque. Le rôle de l’orchestre, le traitement vocal, la concentration de l’action étaient des éléments nouveaux qui allaient transformer l’approche traditionnelle qu’avaient les compositeurs d’opéras et influencer largement de très nombreux musiciens. En 1909, Richard Strauss prolonge dans Elektra les nouvelles options compositionnelles qu’il avait développées dans Salomé quatre plus tôt, ouvrant la voie à un renouvellement du genre lyrique allant au-delà des préceptes wagnériens. Agissant de nouveau sur le rôle de l’orchestre, l’écriture vocale et la concentration de l’action, Strauss définit une esthétique de l’urgence qui allait connaître un développement considérable dans le courant expressionniste. Tristan et Elektra représentent les deux pôles d’une modernité exigeante et en action, qui jalonnent l’histoire de la musique. La conférence présentera les points caractéristiques, convergents et opposés, de ces deux œuvres remarquables.

    Jean-Jacques Velly, agrégé de l’Université et Maître de conférences à Paris-Sorbonne, a publié de nombreux articles ayant trait à l’orchestre, l’orchestration et l’opéra, notamment chez Wagner et Richard Strauss. En complément à l’ouvrage posthume de Serge Gut, Tristan et Isolde (Fayard, 2014), il a écrit un chapitre spécialement consacré à l’orchestre wagnérien. Notre Cercle l’a déjà reçu à deux reprises, lors d’une rencontre-débat en octobre 2015 et pour une remarquable conférence en mars dernier, ayant pour thème « l’orchestre wagnérien ».

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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