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EVENEMENT 2017

Prochaine manifestation

Mardi 25 avril à 19h00

Goethe - Institut

Conférence de Gilles Demonet

Wagner, Luther et la religion

    Le propos est de présenter trois faces de la relation que Wagner entretient, volontairement ou non, avec le fait religieux. En premier lieu, Martin Luther agit comme un facteur déterminant et exerce une grande influence sur le compositeur. Il constitue une clef de lecture de son œuvre et de son mode de pensée. Ensuite, Wagner s'est beaucoup intéressé au rapport entre art et religion et il l'a formalisé dans l'un de ses derniers écrits théoriques qui éclaire en partie le sens de Parsifal. Enfin, la religiosité qui entoure la réception de ses œuvres pose la question de l'influence du wagnérisme comme programme esthétique et politique.



    Gilles Demonet est maître de conférences à l'Université Paris-Sorbonne, après avoir exercé les fonctions de directeur administratif de l’Opéra-Comique puis de directeur du bureau français de l’agence IMG Artists. Ses recherches portent principalement sur l'histoire des institutions musicales et les représentations qu’elles en donnent. Il est l'auteur de Les marchés de la musique vivante. La représentation musicale au XXIe siècle (Presses universitaires de Paris Sorbonne, 2015) et il publiera prochainement un ouvrage consacré aux concerts Straram (1926-1933). Il a écrit aussi un article consacré à l'histoire de la mise en scène de Parsifal paru dans L’Avant-Scène Opéra. Il est par ailleurs professeur invité au conservatoire de Shanghai.

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Richard Wagner et la ville de Lyon

Par deux fois, en 1850 et en 1866, Richard Wagner s’est arrêté brièvement à Lyon.
En 1850, du 12 au 19 mai, il entreprit un voyage aller-et-retour entre la Suisse et Bordeaux qui devait marquer la fin de sa liaison aventureuse avec Jessie Laussot. Très pressé et trop excité à l’aller, il attendit le retour pour prendre le temps de visiter Lyon, en s’efforçant d’évoquer les scènes du siège et de la prise de la ville pendant la Convention. Quelques mois auparavant, Wagner avait lu le récit de ces événements dans L’Histoire des Girondins de Lamartine.
Seize ans plus tard, ce n’était plus la diligence mais le chemin de fer qui conduisit Wagner de Genève à Marseille. C‘est ainsi qu‘il fit halte à Lyon au soir du 22 janvier 1866. Dans le “Livre brun” où il notait ses confidences pour Cosima, il écrivit quelques lignes ce soir-là. Il était de mauvaise humeur ; Lyon lui parut une ville immense et sans âme et il s’en consola en contemplant le ciel étoilé. Au moins, cela nous indique qu‘il avait eu la chance de ne pas trouver le brouillard.
0n voit donc que les passages de Wagner entre Rhône et Saône sont des épisodes très courts et sans grande importance. Cependant, ce serait une grave erreur de penser que Lyon n’a joué aucun rôle dans la vie de Wagner. Je prétends même que notre ville a eu une influence non négligeable sur l’activité artistique du Maître. Il s’agit certes d’une influence indirecte et mon argumentation risquerait de paraître artificielle, s‘il ne s’agissait précisément de soie naturelle. En effet, sans Lyon pas de soieries, sans soieries pas de robe de chambre et sans robe de chambre pas de Wagner. C.Q.F.D.
Bien sûr, ce raisonnement ne tient qu’à un fil mais il fallait quand même y penser, cela va de soie !

Henri Perrier



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